mardi, 18 août 2015 04:51

A Marseille, Marine Le Pen fustige la gestion de la crise migratoire

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Lors de la deuxième journée de l’université d’été du Front national à Marseille, Marine Le Pen a prononcé ce dimanche un discours de plus d’une heure très critique sur la gestion de la crise des migrants.

Avec notre envoyé spécial à Marseille,Pierre Firtion

A l’heure où les migrants arrivent par milliers en Europe, la présidente du Front national a répété sa position d’extrême fermeté sur le sujet. A ses yeux, la France n’a pas la place de les accueillir. « Notre pays n’a plus ni les moyens, ni l’énergie, ni l’envie, disons-le simplement, d’être plus généreux qu’il ne peut l’être avec la misère du monde », a lancé Marine Le Pen depuis la tribune de l’université d’été du FN.

La présidente du parti d’extrême droite a encore clairement affirmé son opposition à l’immigration : « Rien ne changera cette cruelle et factuelle vérité : l’immigration n’est pas une chance, c’est un fardeau ». L’immigration et la crise migratoire sont deux thèmes sur lesquels Marine Le Pen s’est longuement exprimée. Et lorsqu’elle rappelle son ambition de mettre l’islam à genoux, la salle l’ovationne debout.

Avant cela, la présidente du FN n’avait pas épargné ces adversaires préférés, l’Europe de Bruxelles, Nicolas Sarkozy et le gouvernement, qualifié de « fantoche ». « Le pouvoir est en train de précipiter la France dans un chaos indescriptible », a-t-elle lancé. Et affirme-t-elle, celui-ci va payer sa mauvaise gestion aux prochaines régionales. « Décembre sera un mois de fessée électorale pour le PS », a-t-elle promis. « Nous sommes prêts à gouverner », a encore assuré Marine Le Pen en conclusion de son discours. Son parti espère remporter quatre ou cinq régions lors de ces élections.

Le FN se recentre sur l'immigration

Jean-Marie Le Pen ne s'est donc finalement pas invité à cette université d'été, mais son discours sur l'immigration a été repris par ses anciens amis et par sa fille. Une ligne plus dure qu'à l'accoutumée assumée tout au long du week-end par les dirigeants frontistes ainsi que par les candidats aux régionales, comme le jeune Ilan, présent sur les listes en Ile-de-France. « Nous pensons que l’immigration est un danger pour la France, d’un point de vue économique et politique », affirme-t-il.

Le sénateur-maire de Marseille Stéphane Ravier est lui allé encore plus loin en faisant sienne la théorie du « grand remplacement », théorie « racialiste » qui considère que les Français blancs et chrétiens seraient en train d'être remplacés par une immigration extra-européenne. « A partir du moment où dans certains quartiers de mon secteur, voire des villes, il y a une population d’origine française, européenne, de moins en moins nombreuse, remplacée par une autre population, je me dis qu’il s’agit là d’un remplacement et quand c’est à l’échelle d’une ville, voire même plus, eh bien c’est un grand remplacement », argumente-t-il.

A trois mois des régionales, le Front national a délaissé ce week-end l'économie pour recentrer son discours sur son thème favori. Un signal adressé aux militants et aux électeurs frontistes déçus de l'exclusion de Jean-Marie Le Pen.

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Lu 108 fois Dernière modification le dimanche, 27 septembre 2015 06:50

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