dimanche, 13 octobre 2019 20:17

Kankan : Accrochage entre les membres des deux bureaux syndicaux du transport !

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Un violent affrontement intersyndical est survenu ce vendredi 11 octobre 2019, à la station des transporteurs du syndicat indépendant située au quartier Gare dans la commune urbaine de Kankan. Les responsables de cette gare routière privée accusent des éléments de la confédération nationale des Transporteurs (CNTG), d’être à la manœuvre des attaques à jets de pierre dont ils ont été victimes. A l’origine de cette querelle, le refus des indépendants de rejoindre la grande gare régionale située au quartier Aéroport. Avant l’arrivé des autorités, plusieurs personnes ont été blessées et des véhicules caillassés.

L’atmosphère était chaude ce vendredi 11 octobre 2019 au niveau de la station des transporteurs du syndicat indépendant de Kankan, situé en bordure de route dans le quartier Gare. Après avoir résisté à la pluie de pierres qui s’est abattue sur ses camarades et lui, Nfaly Keita, secrétaire chargé à l’organisation du syndicat des indépendants, relate : « Ils nous ont attaqué d’abord à notre place qui se trouve sur la route de Kouroussa. Il y a vraiment eu des  jets de pierre. Ils se sont embarqués ensuite dans un véhicule pour venir s’attaquer aussi à nous ici. Nos véhicules ont été caillassés, au moins quatre personnes ont été grièvement touchées». A-t-il attesté.

Les nerfs à vif, il pointe du doigt la CNTG et un de ses principaux leaders, Salah Kourouma, et promet à l’avenir une riposte plus âpre.   

« Nous ne sommes pas du même bord que la CTGG. Ils n’ont pas le droit de quitter chez eux pour venir s’en prendre à nous. Mais l’instigateur de tout ça, c’est Salah. Il dit qu’aucune gare routière n’ouvrira en dehors du leur. La prochaine fois qu’ils reviendront, en cas de mort d’homme, ce sera aux autorités d’endosser les pots cassés ». A-t-il mit en garde.

Dans la foulé le préfet de Kankan a fait son apparition. Aziz Diop a invité les responsables à une discussion.

« Nous ne voulons pas d’affrontement. Ce qu’on vous demande, c’est de choisir dix personnes, qui me trouveront au bureau. Nous allons finir avec ça aujourd’hui ». A-t-il déclaré.

Mais pour le leader des syndicats indépendant, il ne sera pas question de négocier mais d’écouter le préfet.

« Nous n’irons pas pour négocier. On négocie pour éviter le conflit. Mais après le conflit, à quoi bon de négocier » ? A-t-il conclu.

A noter que Salah Kourouma, cité comme étant le cerveau de ces affrontements quatrième du genre à en croire le camp des syndicats indépendants, refuse pour l’instant de se faire entendre sur cette affaire.

Lu 81 fois