samedi, 14 septembre 2019 22:05

Nouvelle Constitution : en 5 mois, Kassory se dédit !

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Kassory Fofana rejette tout ou presque. Aujourd’hui, il dit être « Une interface entre les acteurs de la vie nationale et le Chef de l’Etat pour appréhender les grandes tendances de l’opinion publique pourtant, pas plus tard que le mercredi 29 mai, au cours d’une conférence de presse-bilanlui-même Kassory s’était officiellement prononcé en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ce fut la première prise de position officielle d’un aussi haut responsable sur cette question.

Il disait à l’époque que :« La Constitution garantit la libre opinion. Qu’on soit d’accord ou pas d’accord sur les sujets, il faut que les Guinéens s’expliquent. La Constitution change au rythme des mutations sociales. En tant que citoyen, j’ai posé la question au gouvernement, individuellement en invitant chaque ministre à se prononcer sur le principe d’une nouvelle Constitution. La réponse est unanime : il n’y a pas de doute, explique le Premier ministre. Pourquoi ? Nous avons une Constitution qui consacre une douzaine d’institutions républicaines dont le fonctionnement en termes de coût est très lourd pour les jeunes démocraties que nous sommes. Donc la question d’une nouvelle Constitution, en tant que citoyen, je dis « oui ». En tant que gouvernant, je dis « oui ». »

En moins de six mois, le même Kassory rejette la patate chaude et d’une façon la plus intelligente. Mais, bien perçue par l’opinion : «Je n’ai pas de préjugés. Je n’ai pas de certitudes. Je n’ai ni des positions figées ni des positions personnelles à faire valoir.Non, mon but ne sera pas d’imposer des choix, ou de négocier ou annoncer des décisions déjà arrêtées. Mon but ne sera pas non plus de partager des positions ou des convictions personnelles, d’orienter ou influencer les opinions ou les prises de position des différents acteurs à consulter. »

La constance est actuellement à rude épreuve. Et elle se réaffirme dans le même discours de Don Kass : « Le rôle qui me revient dans cette démarche est ainsi d’écouter chacun et tous et d’en rendre compte fidèlement, afin de permettre à M. le Président de la République dans sa sagesse habituelle et sa clairvoyance politique d’en tirer les conséquences requises. Je tiens à préciser, que ma mission n’est pas d’engager des négociations ou de conduire un dialogue à proprement parler, mais d’être une interface entre les acteurs de la vie nationale et le Chef de l’Etat pour appréhender les grandes tendances de l’opinion publique et avoir ainsi une bonne lecture des différentes attentes. »

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