mardi, 12 février 2019 15:09

Le très attendu procès de Grenade s’ouvre: « on m’a fait faire et dire que des choses que je n’ai pas commises »

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Accusé de tentative de meurtre et de détention illégale d’armes de guerre, le très célèbre millitant du parti leader de l’opposition comparait pour la première fois devant le tribunal. C’est au TPI de Dixinn que s’est alors entamé ce 11 février 2019 le procès.

Boubacar Diallo alias Grenade a visiblement maigri et très mal à point. Il souffrirait de l’asthme qu’il aurait épousé au cours des différents interrogatoires, peut ont tiré de ses explications sous une voix tremblante. Pendant au moins deux heures, l’accusé a été entendu sur ce qui concerne toute sa période de détention et est revenu sur les circonstances de son arrestation. Sans hésitation aucune, il a nié d’un revers de la main les accusations portées contre lui. Boubacar Diallo dénonce une affaire monté de toute pièce. « Je suis la victime  » laisse t-il entendre.  » On m’a tiré dessus, j’ai été me soigner et on m’arrête ensuite pour me torturer, on m’a fait faire et dire que des choses que je n’ai pas commises « . S’indigne le militant de l’UFDG.
 » C’est le procès de la honte  » s’alarme à sa sortie d’audience maître Salifou Béavogui de la défense. « Boubacar Diallo est considéré plus qu’un criminel de guerre. À s’en tenir aux conditions dans lesquelles il a été interpellé, en dehors de toute procédure. Les conditions dans lesquelles il a été déporté sur Kindia sans avocat. C’est un dossier polico-judiciaire monté de toute pièce « , dira t-il ensuite.

Le collectif composé de Me Salifou Béavogui, de Me Thierno Souleyman Baldé et de Me Alseny Aissata Diallo, promet une bataille judiciaire rude, mais qui selon eux, aboutira à une relaxe de leur clients qui n’est que « victime dans cette affaire ».
Le procès se poursuivra mardi 12 février 2019, au même tribunal pour les réquisitoires.

Lu 409 fois Dernière modification le jeudi, 14 février 2019 11:31