mercredi, 25 avril 2018 17:57

Pour une reprise des élections dans les zones contestées

Évaluer cet élément
(0 Votes)

n lisant l’interview de M. Abdourahmane Sano, ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement Kabinet Komara, sous l’ère du capitane Moussa Dadis Camara, publié dans les colonnes de Guineenews.org, j’ai noté que celui-ci serait disposé à offrir ses services, si cela était nécessaire, en qualité de Premier ministre de Guinée.

Je ne crois pas qu’il soit réellement parmi les personnes qui pourraient diriger le prochain gouvernement sous la Présidence du Professeur Alpha Condé. Un signal très fort est déjà envoyé par M. Amadou Damaro Camara, Président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, qui affirme que le patron de la PCUD est un proche de Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition officielle ?

Depuis sa démission du gouvernement Kabinet Komara, je suis du nombre des personnes qui lui accordent respect et considération. Une démission, rappelons-le, dictée par les douloureux événements qui ont entraîné les viols et massacres du 28 septembre 2009 à Conakry.De mon point de vue, il est dans un bon rôle au sein de la PCUD, l’organisme qu’il a fondé il y a peu, mais qui s’est taillé une place de choix sur la scène sociopolitique guinéenne. Tout observateur sérieux de cette scène a le loisir d’apprécier les idées que cette organisation met de l’avant. Aujourd’hui, M. Sano devrait plutôt concentrer ses efforts pour faire contribuer la PCUD à la recherche des solutions les meilleures, pouvant aider notre pays à se sortir de cette énième crise que les leaders de sa classe politique, Majorité, Opposition et les autres, principalement l’UFR et le PEDN, ne cessent de créer et d’entretenir pour des intérêts partisans et égoïstes.

Il pourrait, par exemple, inviter les auteurs de la crise politique actuelle à lire, relire autant de fois que nécessaire le Code électoral et les inviter à appliquer les textes (les lois) en vigueur. L’opposition officielle estime que les vrais résultats doivent être publiés et appliqués. Se référant à certains articles du Code électoral, notamment le 86, elle démontre que les textes ont été violés. Le Président de la République, Alpha Condé, était-il de cet avis lorsqu’il a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’examiner les revendications de l’UFDG et ses partisans ?

Seulement, cette position du chef de l’Etat ne semble plus être d’actualité car, ses partisans et certaines formations politiques dont l’UFC, anciennement de l’opposition, soulignent que revenir sur les résultats déjà publiés, en restituant les suffrages réclamés par l’opposition serait une violation des lois en vigueur.

Vu qu’il est évident que la loi a été violée avant la publication des résultats et qu’elle le serait de nouveau si des modifications des résultats sont apportées, la société civile devrait proposer une solution médiane : comme c’est à peine dans une dizaine de communes que les litiges électoraux sont formulés, les organismes de la société civile,  devraient suggérer que dans les localités où les résultats sont contestées le vote soit repris.

Je tiens à souligner que, jusqu’à preuve du contraire, je suis membre du Comité central du RPG Arc-en-ciel. Mon compagnonnage avec le Président Alpha Condé date de plus de 30 ans. Mais la Guinée est plus importante que les partis politiques et les ethnies. Tout patriote se doit de le comprendre et agir en conséquence.

Lu 101 fois