lundi, 07 novembre 2016 15:12

COP22 : L'Afrique, la principale victime du changement climatique ?

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La ville marocaine de Marrakech, capitale mondiale du climat, accueille à partir de ce lundi 07 Novembre, la COP 22, ou la 22ème Conférence des Parties, autrement des pays signataires de l’accord de Durban, dans le cadre du développement durable. Experts, décideurs et acteurs de tout genre, se pencheront sur les évolutions concernant notre planète, en termes de menaces, mais aussi d’efforts à fournir pour enrayer les dérives climatiques qui la guettent.

La Guinée est présente à ce rendez-vous, à travers une délégation conduite par la ministre de l’Environnement, Mme Christine Sagno.

Comme cela est de coutume, la COP 22, sera l’occasion de faire une évaluation concrète des engagements internationaux pris à Paris, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète.

Malgré le faible taux d’industrialisation dans le continent, l’Afrique reste la principale victime du changement climatique. 

Si les 54 pays d'Afrique contribuent faiblement (à moins de 5 %) aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, le continent est très vulnérable aux effets du changement climatique. Dans un rapport paru lors de la COP22, il ressort que l'Afrique a été la région « la plus touchée » par les épisodes climatiques extrêmes de ces dernières années. « Depuis 1996, les événements climatiques y ont causé la mort de plus de 530 000 personnes, et occasionné plusieurs milliers de milliards de dollars de dégâts », indique le Global Climate Risk Index 2017. Quatre pays africains figurent parmi les 10 pays les plus affectés : le Mozambique (1er), le Malawi (3e), le Ghana et Madagascar (8e ex æquo).

L'Afrique fait face à deux enjeux majeurs, rappelle le professeur de climatologie de l'université Kenyatta, Chris A. Shisanya : « Une forte exposition au changements climatique, et une faible capacité d'adaptation. ». C’est pourquoi, rappelle un spécialiste de l’environnement, « Un nombre disproportionné de sécheresses et d'inondations a affecté de façon négative la productivité agricole, l'insécurité alimentaire et les ressources en eau. D'ici à 2030, les conflits liés à l'eau devraient être une menace sur tout le continent. », Prévient-on.

Devant cette situation, l'espoir est que la COP22 incite les pays africains à enflammer la volonté politique, la créativité et le soutien international aux mesures d'adaptation. Parallèlement aux technologies d'énergie renouvelable, cela peut façonner un avenir durable. Des recherches montrent qu'une augmentation de la température globale de 2 °C d'ici à 2050 pourrait faire décliner le PIB de l'Afrique de 4,7 % ».

Comme on le voit, l’Afrique doit relever les défis pour s’adapter au contexte actuel de l’environnement.

Houssainatou Diallo,  guineetv1

Lu 81 fois Dernière modification le dimanche, 20 août 2017 15:57