lundi, 11 mars 2019 20:51

Contrefaçon du textile guinéen : cette sortie ratée du Président Condé

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« Je préviens les commerçants, nous allons envoyer des inspecteurs dans tous les marchés de Guinée, tout commerçant qui sera pris en train de vendre des tissus guinéens contrefaits sera arrêté, ses biens saisis et lui emprisonné. » 
Alpha Condé fait encore une autre sortie ratée : en un tour de bras, sous l’effet des cris des femmes qui semblent le porter en triomphe, le président guinéen prend des décisions hâtives. D’ailleurs les plus biscornues. S’il veut lutter contre la contrefaçon du textile guinéen, autant mobiliser toute la chaîne : commerçants, douane, ministère, patronat, etc., pour échanger et trouver une issue, selon les lois en la matière. S’en prendre à des commerçants avec qui d’ailleurs il n’a eu de cesse de trimballer dans la boue depuis que ceux-ci pour l’essentiel soutiennent Dalein Diallo est tout simplement inélégant. Les articles et les autres produits destinés aux marchés passent par la Douane, donc par l’Etat.


Si c’est prohibé, autant sanctionner. Mais, le président ne devrait nullement envoyer à l’échafaud des commerçants. Même si, «Nous ne voulons pas que le travail de nos femmes qui se battent sous la pluie et le soleil pour fabriquer ces pagnes indigo se voient écraser par des gens qui importent des pagnes indigo qui ne sont pas de véritables pagnes de la Guinée. Nous les prévenons, tout pagne qui sera pris et qui est une imitation des pagnes de Guinée, ce commerçant qui les a envoyés sera interpellé avec ses biens saisis et lui emprisonné. »On le sait, les Chinois en sont pour beaucoup dans la contrefaçon. Alpha Condé le sait bien aussi. Sanoya et ailleurs étaient pilotés par des Chinois ayant des agréments de l’Etat. Le Kindeli de Kindia, la forêt sacré, l’indigo du Fouta, etc., tout était contrefait aux yeux et à la barbe du gouvernement. Aujourd’hui, plus qu’hier, les Chinois ont pris le contrôle de l’importation et de la distribution de textile, ils se mettent aussi à vendre au détail. Au Nigéria par exemple, l’Organisation mondiale du commerce a donné aux exportateurs chinois un libre accès au marché nigérian du textile. 

C’est autant dire qu’interdire la contrefaçon exige beaucoup d’habileté et de savoir-réagir. Alpha Condé doit le savoir. C’est vraiment basique !

 

source kaba bachire. com

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