mardi, 11 septembre 2018 20:49

Crise de la concession du Port: ce que le Médiateur de la République et le syndicat se sont dit

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L’assemblée générale extraordinaire des travailleurs du PAC (Port Autonome de Conakry) a été empêchée ce lundi 10 septembre par les forces de l’ordre à l’aide des tirs de gaz lacrymogènes.  Conséquence, la délégation syndicale n’a pas pu livrer à ses membres ce qui a filtré sa rencontre avec le Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, a-t-on constaté sur place.

S’exprimant devant la presse, le Secrétaire général du bureau de la délégation syndicale du Port de Conakry, Cheick Touré a rappelé qu’ils ont été bien reçus par Mohamed Saïd Fofana. Celui-ci nous a dits qu’il jure sur le Coran, qu’il est toujours du côté de la vérité.« Mohamed Saïd Fofana nous a dit qu’il a gravi tous les échelons de l’administration publique avant d’être Premier ministre et aujourd’hui Médiateur de la République. Il a dit qu’il va écouter aussi les explications de la direction générale du port de Conakry ainsi que du ministère des Transports avant de tirer une conclusion», a-t-il fait savoir.

C’est suite à cette rencontre que la délégation syndicale a voulu rencontrer les travailleurs ce lundi 10 septembre pour leur faire ce compte rendu. «Pendant que nous étions réunis dans l’enceinte de la  cour de la direction générale du Port, nous avons été surpris de voir les forces de l’ordre nous bombarder de gaz. Elles sont même rentrées dans les bureaux. Il y a certaines femmes parmi nous qui ont été déshabillées avant d’être bastonnées, d’autres ont été victimes de tentative de viol. C’est une violation flagrante des normes internationales du travail. Nous réclamons simplement et purement l’annulation du contrat de concession du port de Conakry», a-t-il marteléPour rappel, Cheick fait comprendre que le PAC a été créé par le président Ahmed Sékou Touré et légiféré par l’Assemblée nationale en 1992 sous le régime du feu général Lansana Conté. Alors, a-t-il dénoncé, pour privatiser ce patrimoine national, il doit forcément passer par l’Assemblée nationale. «Très malheureusement, tel n’a pas été le cas», a-t-il déploré.

Pour terminer, Cheick Touré a déploré le fait qu’il y ait beaucoup d’incohérences dans les déclarations des responsables du Port de Conakry ainsi que ceux du ministère des Transports.

«Ce que la Directrice générale Hawa Kéita  dit, est totalement différent de celui de son ajointe Aissata Aribot. C’est la même situation entre les directeurs sectoriels et des techniciens qui ont travaillé sur le dossier. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux acteurs politiques, ceux de la société civile et tout le peuple de s’unir pour dénoncer ce faux contrat qui n’est pas à l’avantage de la Guinée», a-t-il lancé.

 
 
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