mercredi, 25 avril 2018 18:07

Quand Alpha Condé justifiait l’attribution du port à Bolloré : ‘’Je privilégie les amis. Et alors ?’

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homme d’affaires Vincent Bolloré a été placé en garde à vue. Les limiers enquêtent sur les conditions d’obtention de concessions portuaires en Guinée et au Togo, par le groupe Bolloré.

Selon l’AFP, des juges d’instruction, en charge du dossier, tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

Alpha Condé, lui, assurait déjà en 2016 dans Le Monde qu’il connait l’homme d’affaires breton depuis une quarantaine d’années. ‘’Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres et je peux vous dire que plus personne ne voulait de Getma [Necotrans] qui n’a pas honoré ses engagements’’, indiquait-il.

‘’Depuis que je suis élu, le fils [de Patrick] Balkany m’a demandé un permis minier.D’autres Français m’ont demandé des faveurs, mais pas Bolloré dont le groupe travaille et développe le port de Conakry’’, confiait le numéro 1 guinéen à nos confrères.

Quand ces derniers lui demandent si son amitié avec Bolloré a-t-elle influé sur sa décision, il répond sans ambages : ‘’C’est un ami. Je privilégie les amis. Et alors ?’’

A la suite de la mise en garde de Vincent Bolloré, son groupe s’est fendu d’un communiqué de presse. ‘’C’est l’expertise reconnue du groupe, ses capacités financières, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de 30 ans, les investissements qu’il réalise sur le continent africain (plus de 2 milliards d’euros sur les 8 dernières années dont 360 millions pour la seule année 2017) qui lui permettent de se voir attribuer des concessions portuaires’’, se défend-il.

En plus, précise-t-il, ‘’les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le Groupe étant arrivé en seconde position à cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du Président [Alpha Condé]’’.

Le groupe Bolloré estime que le lien qui tente d’être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est ‘’dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel’’.

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